CFP - Colloque Gaspillage des Objets, 22 mars 2018, Université Paris Dauphine

Ce colloque s’inscrit dans une réflexion collective et interdisciplinaire sur la question du gaspillage des objets matériels, réflexion menée dans le cadre d’un contrat de recherche financé par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, appel à projets 2015 « les représentations du gaspillage »). Il s’adresse à tous les chercheurs qui s’intéressent à comprendre le gaspillage des objets (objets matériels, argent, temps et aliments, ressources naturelles, énergie, etc.) mais aussi le gaspillage alimentaire.

L’objectif de ce colloque est de croiser différentes approches théoriques, méthodologiques et épistémologiques afin de mieux comprendre comment les individus se représentent le gaspillage des objets et/ou le perçoivent et/ou le définissent et/ou en prennent conscience.
L’idée d’ouvrir ce thème à plusieurs types d’objets (aliments, argent, temps, objets matériels, etc.) est d’en voir les similarités et les différences et de mieux circonscrire les frontières du concept. Le gaspillage relevant du « pas assez » (perte d’utilité en utilisant pas/peu) mais aussi du trop (perte d’utilité en achetant trop, en consommant des services sans en éprouver du plaisir, en dépensant de l’argent, etc.), les travaux sur la surconsommation seront également appréciés dans le but d’en définir les contours et les associations avec le concept de gaspillage. L’organisation de ce colloque est donc motivée par un besoin de connaissance scientifique sur ce que constitue le gaspillage pour les individus mais aussi (et surtout) ce qui les conduit à se rendre compte ou non qu’ils gaspillent.

En effet, les travaux en marketing sur le gaspillage se sont surtout focalisés sur l’étude de différentes variables individuelles, psychologiques, situationnelles pour expliquer le gaspillage alimentaire (Soyeux, 2010 ; Le Borgne et Sirieix, 2011 ; Soyeux, Redlingshöfer et Laisney, 2013 ; Vaqué, 2015 ; Sebbane et Costa-Migeon, 2015) ou encore, s’agissant des objets matériels, sur les pratiques mises en œuvre pour « ne pas gaspiller ». Sans prétendre à l’exhaustivité : en phase d’acquisition, acheter d’occasion au lieu d’acheter neuf (Roux et Guiot, 2010) ; glaner des objets gratuitement au lieu de les acheter (Roux et Guillard, 2016), les louer au lieu de les acheter (Fraanje, 2016 ; Jenkins, Molesworth et Scullion 2014) ; anticiper l’absence d’usage et ne pas acheter (Bolton et Alba, 2012) ; en phase d’usage, les accumuler au lieu de s’en séparer (Guillard et Pinson, 2012), les réparer au lieu d’en acheter des nouveaux (Crawford, 2010) ; en phase de dépossession : les vendre au lieu de les accumuler (Denegri-Knott et Molesworth, 2009) ; profiter d’une offre de reprise au lieu de les jeter (Guillard et Johnson, 2014), etc. Or, « ne pas gaspiller des objets » est souvent considéré comme une motivation sans être « disséqué » dans les travaux sur le gaspillage. Plusieurs questions affluent alors, là encore sans prétendre à l’exhaustivité : dans quelle mesure donner des objets non/peu utilisés à une association, laisser un objet jamais utilisé sur le trottoir est-il perçu comme du gaspillage ? vendre à moitié prix un objet peu utilisé peut-il être vécu comme du gaspillage ? gaspillage de quoi ? comment s’articulent gaspillage d’objets et d’argent ? avoir trente paires de chaussures ? accumuler trois cent assiettes de table dans une maison ? se faire couler un bain deux fois par semaine pour son bien être et y prendre un vrai plaisir ? éclairer plusieurs lampes pour avoir une ambiance cocooning ? distribuer / réclamer / prendre des goodies lors d’un colloque, salon ? déposer des vêtements dans des conteneurs alors qu’ils finiront probablement en déchets…perception/conscience de gaspiller ou non ?

De plus, nous nous questionnerons sur les théories mobilisables pour comprendre dans quelle mesure les individus/consommateurs perçoivent qu’ils gaspillent ou non des objets dans différents contextes ? Nous proposons ainsi différentes clés d’entrée pour conduire une réflexion / une ébauche sur le thème du gaspillage :

Qui ? Qui gaspille (perçoit gaspiller/surconsommer) ?

  • Entrée par le profil sociodémographique des individus selon leur perception / représentation du gaspillage/de la surconsommation (par la classe sociale et/ou l’âge et/ou le lieu d’habitation, etc.)

Quand ? Quand les gens ont-ils la perception / se représentent-ils de gaspiller/surconsommer ? Depuis quand les individus/consommateurs/individus ont-ils le sentiment de gaspiller ?

  • Entrée par les contextes de gaspillage voire approche historique/longitudinal

Quoi ? Qu’est-ce que les gens gaspillent ? Dans quelle mesure substituent-ils une ressource (argent par exemple) par une autre (temps) pour ne pas avoir le sentiment de gaspiller ?

  • Entrée par les « objets » gaspillés

Qu’est-ce ? Qu’est-ce que le gaspillage dans l’esprit des gens ?

  • Entrée par les représentations sociales

Comment ? Comment les consommateurs / individus se rendent-ils compte ou non qu’ils gaspillent ? Comment les consommateurs prennent-ils conscience qu’ils gaspillent ? Comment faut-il communiquer pour que les consommateurs prennent conscience du gaspillage ?

  • Entrée par les pratiques conduisant à la conscience (ou non) du gaspillage, de la
    surconsommation

 

Modalités de participation
5 novembre 2017 : envoi d’un résumé d’une page à adresser à ColloqueGaspillage@dauphine.fr
15 décembre 2017 : communication des résumés retenus par le conseil scientifique
 

Modalités de la journée de réflexion
Des tables rondes thématiques avec des professionnels et des académiques seront
organisées au cours de la journée.
Les participants retenus présenteront leurs recherches en 5-7 minutes. Cette présentation
servira de base de lancement à des discussions avec les participants. L’objectif est de
favoriser au maximum les commentaires, réflexions entre les personnes présentes.

Comité Scientifique
Beldjerd Sofian, Université de Poitiers (sociologie)
Eva Delacroix, Université Paris-Dauphine (marketing)
Valérie Guillard, Université Paris-Dauphine (marketing)
Guillaume Johnson, CNRS, Université Paris-Dauphine (marketing)
Dominique Roux, Université de Reims Champagne-Ardenne (marketing)
 

Save the Date: May 29- June 1, 2018, EMAC 47th Annual Conference

The EMAC 47th Annual Conference is hosted by the University of Strathclyde, Glasgow, UK on May 29- June 1, 2018. 

Conference theme: “People Make Marketing

 

The Department of Marketing, Strathclyde Business School is one of the oldest and largest marketing departments in Europe. It has a reputation for impactful research benefiting a wide spectrum of stakeholders, including students, practitioners and policy makers. The department is proud to be home to a vibrant community of researchers who work collaboratively to generate internationally excellent research within and across key areas of marketing discipline.

In creating our theme we were inspired by Glasgow’s recognition of the role of people as being at the heart of any city and its ‘People Make Glasgow’ brand. By making the theme of EMAC 2018 “People Make Marketing” we not only tie our conference to its location but reflect the focus of our department on people who are committed to engaging in cutting-edge research, which can result in tangible benefits for education, business and the wider society. The conference theme highlights the role of people who make rigorous marketing research relevant in an increasingly dynamic and digitalised world. EMAC 2018 provides an opportunity to discuss how people and their research shape the marketing discipline now and prospects for impacting the discipline in the future. We look forward to welcoming you to Glasgow to explore how people make marketing creative and analytical, how people make marketing impactful and relevant, how people make marketing innovative and digital and how people make marketing global.

More information on the conference website.

CFP - Lire la consommation et le marché avec Pierre Bourdieu, Mercredi 22 novembre 2017 – Le Havre

Séminaire pré-Journées Normandes de Recherches sur la Consommation

 

En avant-première des prochaines Journées Normandes de Recherches sur la Consommation qui se tiendront au Havre les 23 et 24 novembre prochain, le NIMEC vous convie à une journée de travaux autour de la pensée de Pierre Bourdieu. Elle fait suite à la Journée "Penser critique. La consommation au prisme des mondes de Foucault" qui a eu lieu à Reims le 31 mars 2016.

Cet appel à contribution concerne tous ceux qui, quelque soit leur discipline, se proposent de mobiliser l’oeuvre de Pierre Bourdieu dans leurs travaux afin de comprendre et lire la consommation et le marché.

Un résumé de 2 pages, correspondant à une intention de communication, est demandé pour le 1er octobre 2017, à envoyer par mail à l’adresse suivante : eric.remy@univ-rouen.fr

Cette intention peut n’être encore qu’une intuition et ne prendre la forme que d’un working paper. Les propositions émanant des doctorants et jeunes doc-teurs feront l’objet d’une attention bienveillante. Les échanges de la journée ayant justement pour objet d’accompagner les auteurs dans leur cheminement scientifique, théorique et méthodologique.
A l’issue de la journée un document collectif et collaboratif sera produit. En fonction de la teneur des échanges et de l’engagement des participants, le pro-jet d’un ouvrage collectif pourra être avancé.

 

Quelques indications, non exhaustives, des propositions possibles…
 

A partir de La Distinction…


L’étude des modes de consommation permet de mettre en évidence la violence de la domination sociale qui pèse sur les individus. Du moins, est-ce ce que Bourdieu (1979) nous permet d’entrevoir dans son oeuvre La distinction. Critique sociale du jugement. Cet ouvrage, synthèse de près de vingt années de recherche, demeure à ce jour l’oeuvre de sociologie la plus citée au monde (Coulangeon et Duval, 2013) et sans aucun doute une grille de lecture essentielle pour comprendre le fonctionnement et le rôle de la consommation. Il permet en effet de lire la consommation comme le reflet de goûts, dégoûts, manières de penser, d’agir et/ou de se comporter en société socialement constitués. En d’autres termes, c’est à partir de la position des individus au sein de l’espace social global - définie par la détention de capitaux économiques mais également culturels, sociaux et/ou symboliques - que les individus peuvent (ou non) participer au jeu imposé par les champs au sein desquels ils évoluent ou sont amenés à évoluer (Bourdieu, 1979). C’est par la mise au jour de ces différentes positions que les jeux de pouvoir, de domination, de légitimité culturelle sont révélés par l’auteur, et font de Bourdieu l’un des auteurs incontournables des pensées critiques contemporaines.
En recherche sur la consommation, deux principales périodes de la mobilisation de la perspective bourdieusienne peuvent être mises en évidence (Rémy et al., 2015). La première est notamment marquée par la parution dans le Journal of Consumer Research, de l’un des articles, aujourd’hui devenu phare, de Douglas B. Holt (1995), "How Consumers Consume: A typology of Consumption Practices". Dans ce dernier l’auteur tente, en réponse au tournant postmoderne des recherches sur la consommation, de montrer l’intérêt du concept de capital culturel dans un pays considéré jusqu’alors comme en étant dépourvu pour une lecture des classes sociales : les États-Unis. La seconde période est quant à elle bien davantage tournée vers une redéfinition des concepts bourdieusiens pour répondre aux exigences d’une société devenue plus fragmentée que celle que ne décrivait Pierre Bourdieu. C’est dans ce sens que plus récemment un certain nombre de débats se sont ouverts concernant l’actualisation de notions clés de l’équation bourdieusienne : [(Habitus) (Capital)] + Champ = Pratique. On pourra par exemple noter que l’habitus s’est vu redéfini comme étant moins homogène et stable dans le temps ce qui amène Lahire à lui préférer alors le concept moins fixiste de disposition (Trizzulla et al. 2016; Herbert et Collin-Lachaud, 2017).

 

La structure sociale de l’économie et du marché…

Au-delà de la lecture de la consommation proposée dans La Distinction, d'autres travaux pourraient également être proposés en lien notamment avec l’approche socio-économique de Pierre Bourdieu que l’on retrouve par exemple dans les structures sociales de l’économie. Dans ce cadre, ce sont différents concepts et notions de la pensée bourdieusienne qui pourraient être mobilisés, et bien sûr discutés. On pense par exemple à l’homologie structurale qui donne des indications sur la magie de l’orchestration entre l’offre et la demande, notamment dans le champ de la culture où champ de la production et champ de la consommation culturelle se complètent - bien qu’imparfaitement - en fonction de la structure des capitaux détenus par les agents sur l’espace social global (e.g. Rocamora, 2002). A cette approche plus classique de la définition des champs et des enjeux qui les portent, des propositions de communication pourraient discuter du mouvement de ces agents producteurs sur l’espace social, par exemple quelles sont les conséquences sur les productions mais également sur les agents consommateurs lors du déplacement de ces agents producteurs qui passent du champ de production restreinte à celui de la production large (e.g. Rokka, Cléret et Sohier, 2013).

D’autres pistes pourraient être également explorées, notamment celle de la fragilisation d’un champ lorsque des acteurs ou des logiques extérieures remettent en question son illusio et donc son autonomie (Coavoux, 2011 ; Nau et al., 2016).
On pense également aux propositions de Bourdieu sur l’habitus économique, sa genèse et son développement à partir de ses travaux ethnographiques en Algérie. Il y est question parallèlement à d’autres logiques de fonctionnement des échanges au nombre desquels on peut noter le don et contre-don (Bourdieu ouvrant par exemple de nombreuses discussions sur la lecture de l’oeuvre de Marcel Mauss).
Dans le même registre d’idée, on pourrait s’intéresser à la constitution et au fonctionnement des champs qui couvrent les univers marchands. A ce niveau, le type de capital peut faire l’objet de réflexion comme il le propose d’ailleurs concernant la mode et les marques de luxe. Il pourrait alors être possible de voir le développement et l’importance de certaines marques comme autant de révolutions symboliques, notion que Bourdieu développe par ailleurs dans le domaine des arts et de la culture (Bourdieu, 1992).

Bibliographie


 Bourdieu P (1979) La distinction : critique sociale du jugement. Paris : Editions de Minuit.
 Bourdieu P (1992). Les règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire. Le Seuil.
 Coulangeon P et Duval J (2013) Trente ans après. La distinction de Pierre Bourdieu. Paris : La Décou-verte.
 Herbert M et Collin-Lachaud I (2017) Pratiques collaboratives et habitus consumériste : une analyse des mécanismes transformatifs de la consommation collaborative, Recherche et Applications en Mar-keting 32(1) 42-62.
 Holt DB (1995) How consumers consume : a typology of consumption practices. Journal of Consumer Research 22(1) : 1-16.
 Rémy E, Garcia-Bardidia R et Trizzulla C (2015) Faire de la Consumer Research avec Bourdieu. In : Ré-my E et Robert-Demontrond P (coord.) Regards croisés sur la consommation, Tome 2 – Des structures au retour de l'acteur. Cormelles-le-Royal : Editions Management et Société.
 Rocamora A (2002) Fields of fashion critical insights into Bourdieu’s sociology of culture. Journal of Consumer Culture 2(3) : 341–362.
 Trizzulla C, Garcia-Bardidia R et Rémy E (2016) De Bourdieu à Lahire : déterminismes sociaux et pra-tiques de consommation plurielles. Recherche et Applications en Marketing 31(1): 1–19.

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Paru ! Lydiane Nabec (2017), Améliorer les comportements alimentaires avec l’étiquetage nutritionnel

Vers un agenda de recherche au service du bien-être des consommateurs

Lydiane Nabec*
Univ Paris-Sud, Université Paris-Saclay (RITM)

Recherche et Applications en Marketing, 32 (2), 76–104.

 

En décembre 2016, l’étiquetage nutritionnel est devenu obligatoire en Europe pour l’ensemble des produits issus de l’industrie agroalimentaire. En complément, la nouvelle Loi de Santé votée en France le 26 janvier 2016  pose le principe de l’apposition d’un logo nutritionnel en complément sur la face avant des emballages. En effet, dans un contexte où « l’épidémie » d’obésité et de surpoids touche désormais un tiers de la population mondiale , l’étiquetage nutritionnel porte un enjeu majeur de santé publique (PNNS 2016 ) : améliorer les comportements alimentaires des individus en les informant sur la qualité nutritionnelle des produits qu’ils consomment. L’étiquetage nutritionnel demeure leur principal vecteur d’information car c’est le premier support avec lequel ils sont en contact sur le lieu de vente. Il garantit la transparence de l’information sur la qualité nutritionnelle des produits et réduit l’asymétrie des relations avec les producteurs (Grunert et al., 2012). 
Pourtant, pour les pouvoirs publics, améliorer les comportements alimentaires avec l’étiquetage nutritionnel comporte une limite majeure : sa faible consultation. Seulement 16,8% des Européens le consultent en magasin et uniquement 8,8% des Français  (Grunert et al., 2010). En outre, il influence particulièrement le comportement des consommateurs déjà sensibilisés aux enjeux santé de la nutrition - « l’élite nutritionnelle » - et moins celui des novices en la matière (Andrews et al., 2009). En effet, dans un environnement informationnel dense, l’étiquetage doit être perçu par les consommateurs, puis traité, compris et pris en compte de manière durable pour être efficace (Grunert et Wills, 2007). 
De nombreuses recherches ont été menées ces dernières années pour comprendre l’impact de l’étiquetage nutritionnel sur la qualité des décisions alimentaires à long terme qui mérite de retenir l’attention. Dans cette logique, la Transformative Consumer Research (TCR) privilégie l’analyse du bien-être individuel et collectif des consommateurs (Mick et al., 2012), notamment en matière d’alimentation (Block et al., 2011). Or, pour appréhender l’efficacité de l’étiquetage nutritionnel pour améliorer le bien-être alimentaire des consommateurs, il est nécessaire de considérer l’influence du contexte culturel, social et sociétal dans lequel ils évoluent. En effet, l’étiquetage nutritionnel modèle l’offre de produits agroalimentaires et il induit des normes sociales en matière de nutrition à des fins commerciales souvent au détriment des enjeux sociétaux. 
Cet article pose ainsi la question des effets de l’étiquetage nutritionnel des produits pour améliorer les comportements alimentaires des consommateurs. Dans un premier temps, il présente le cadre juridique ainsi que le bilan des connaissances relatives à son usage par les consommateurs et à son impact sur leurs comportements. Au regard des limites des recherches actuelles et des apports de la TCR, il propose dans un second temps un modèle intégrateur explicatif de son efficacité dans son contexte social, culturel et sociétal. Il en découle un nouvel agenda de recherche pour le marketing au service du Bien-être des consommateurs, structuré autour de trois axes prioritaires (Michie et al., 2011) : améliorer 1) la capacité des consommateurs à lire l’étiquetage nutritionnel, 2) l’opportunité du contexte dans lequel ils évoluent et 3) leur motivation pour le faire. Comprendre leurs antécédents permettra dans une approche sociétale d’identifier les leviers d’actions pour les pouvoirs publics permettant de renforcer les effets de l’étiquetage nutritionnel sur les comportements alimentaires, notamment auprès des cibles les plus vulnérables.  

 

Références


Andrews JC, Netemeyer RG et Burton S (2009) The Nutrition Elite: Do Only the Highest Levels of Caloric Knowledge Obesity Knowledge and Motivation Matter in Processing Nutrition Ad Claims and Disclosures? Journal of Public Policy and Marketing 28(1): 41–55. doi:10.1509/jppm.28.1.41.

Block LG, Grier SA, Childers TL, Davis B, Ebert JE, Kumanyika S et van Ginkel Bieshaar MNJ (2011) From Nutrients to Nurturance: A Conceptual Introduction to Food Well-Being. Journal of Public Policy and Marketing 30(1): 5–13. doi:10.1509/jppm.30.1.5

Grunert KG et Wills JM (2007) A Review of European Research on Consumer Response to Nutrition Information on Food Labels. Journal of Public Health 15 (5):385–399.

Grunert KG, Bolton LE et Raats MM (2012) Processing and acting on nutrition labeling on food. In: D G Mick S Pettigrew C Pechmann and JLOzanne (eds) Transformative Consumer Research for Personal and Collective Well-Being, New York: Routledge, 5 juillet 2011, pp. 333–35.

Michie S, van Stralen MM et West R (2011) The behaviour change wheel: a new method for characterising and designing behaviour change interventions. Implementation Science,  IS 6(1): 42. doi:10.1186/1748-5908-6-42.

Mick DG, Pettigrew S, Pechmann C et Ozanne JL (2012) Origins qualities and envisionments of transformative consumer research. In: Mick DG Pettigrew S Pechmann C and Ozanne JL (eds) Transformative Consumer Research for Personal and Collective Well- Being. New York: Routledge, 5 juillet 2011, pp.3–24.